Waregem 2017

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Providence - 2e Dragons - Waregem 2017

mardi 2 janvier 2018

Rétrospective 2017

Almelo, mai 2017



Ligny, juin 2017




Waterloo, juin 2017



Braine l'Alleud, juin 2017




Hougoumont, juillet 2017



Waregem, août 2017



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mardi 12 décembre 2017

Vétérinaires régimentaires - 1er Empire (Nouvelle édition)

L’uniforme au début de l’Empire

En 1804, les vétérinaires n’ont pas d’uniforme spécifique. Ils portent celui de leur unité d’affectation avec les galons de maréchal-des-logis. Bien que les uniformes de l’épopée impériale aient inspiré une foule d’illustrateurs, les représentations relatives à la profession sont très rares.



L’uniforme du décret du 7 février 1812

En 1811 le décret d’Anvers mettait les artistes vétérinaires à la suite des adjudants sous-officiers sans les assimiler à un grade, laissant au ministre de la Guerre le soin de déterminer leur uniforme. Un nouveau décret, dit « règlement Bardin » par les uniformologistes, y pourvoira l’année suivante. Considéré comme un tournant dans l’évolution des uniformes de l’armée napoléonienne, il marque la volonté de simplification, de rationalisation et d’économie, conséquence des préoccupations nouvelles : la constitution de la gigantesque armée destinée à envahir la Russie. Faute de temps, il ne sera appliqué qu’en 1813 lorsqu’il faudra reconstituer la Grande Armée, et les tenues conformes au règlement Bardin seront celles qu’illustrera le peintre Carle Vernet*.

*Planche 133 du volume IV du projet de
 règlement sur l'habillement du major Bardin

L’uniforme des artistes vétérinaires se compose ainsi : l’habit est de drap bleu piqué de blanc (1/16e de blanc). Il est dépourvu de revers, par mesure d’économie, et fermé sur le devant par neuf gros boutons du régiment dans lequel sert le vétérinaire : boutons « argent » en étain pour les carabiniers, cuirassiers, dragons, chasseurs à cheval .

Vétérinaire du 5e Lanciers en 1812

L’habit est conforme au modèle général, en usage notamment chez les carabiniers. Les basques ont une longueur de 400 mm. Le collet a la forme et la taille du modèle général : collet droit de 70 mm de hauteur (60 mm sur le devant). Il est de la couleur du fond de l’habit et doté de deux boutonnières garnies d’un galon d’argent. Les retroussis des basques sont brodés de motifs en fil d’or ou d’argent selon la couleur du bouton de l’unité. Ces motifs sont spécifiques de l’arme à laquelle les vétérinaires appartiennent : grenade « argent » pour les vétérinaires des régiments de carabiniers, cuirassiers et dragons et des bataillons du train d’artillerie.

Vétérinaire des carabiniers

Les manches qui ont un parement rond de 80 mm de hauteur ferment par trois boutonnières. Les deux boutonnières au niveau du parement sont galonnées d’argent. Contrairement à la plupart des uniformes de l’époque, l’habit ne comporte pas de fausses poches.



Le reste de l’uniforme est celui de l’arme d’appartenance : culotte de peau et bottes hautes à l’écuyère pour les vétérinaires des régiments de carabiniers, cuirassiers et dragons. Ils portent un chapeau semblable à celui des officiers de cavalerie.

Vétérinaires des cuirassiers

Les vétérinaires sont armés du sabre du régiment : sabre de cavalerie lourde modèle an IX ou an XI pour les cuirassiers et les dragons.

"Artistes vétérinaires de cavalerie lourde 
et de cavalerie légère"

Concernant l'image ci-dessus : la date de 1814 est erronée : depuis le décret du 15 janvier 1813,  l’appellation est maréchal-vétérinaire et ceux-ci portent des galons de maréchal-des-logis chef ou de maréchal-des-logis.Les tenues figurant sur l’aquarelle auraient dû être portées en 1812.De plus, passepoil blanc ?

On peut voir dans l’attribution d’un uniforme particulier le signe que la spécificité et la technicité des vétérinaires militaires commence à être admise, à l’instar d’autres corps pour lesquels cette reconnaissance a été beaucoup plus précoce (médecins, chirurgiens, pharmaciens, commissaires des guerres).

Vétérinaire des dragons


Sources :

LES VÉTÉRINAIRES MILITAIRES SOUS LE PREMIER EMPIRE
1804 - 1815; Emmanuel DUMAS; Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2012, 12 : 7-35

http://gendarmerieimperiale.xooit.fr/t315-artiste-veterinaire-en-premier.htm






vendredi 1 décembre 2017

samedi 11 novembre 2017

Fusil de dragon « Mle AN IX» (nouvelle édition)

Dès 1733, Monsieur de Vallière, directeur et inspecteur des manufactures, assisté par l'arquebusier Reynier, contrôleur à l'instruction des ouvriers des manufactures de St Etienne, Charleville et Maubeuge entreprend l'étude d'un fusil spécifique aux Dragons qui sera entérinée par le règlement du 18 janvier 1734. Cette disposition fut reconduite pour le fusil de Dragon Mle 1754 avec instauration de la grenadière à double bande, accessoire qui devait perdurer jusqu'en 1816.


Jusqu'au système 1763-1766 les fusils de dragons avaient la même longueur de canon que ceux de l'infanterie. A partir de 1777, ils sont plus court de 5,7 cm. Le modèle An IX est directement inspiré de ce dernier, hormis de légères modifications dans la longueur, la fixation de l'embouchoir et certains détails de la platine.


Peu après le 18 brumaire An VIII sur les ordres du Premier Consul Bonaparte, une commission d'officiers étudia de nombreux modèles d'armes. Ces études étaient indispensables après la période révolutionnaire durant laquelle la fabrication d'armes avait été intense et bien souvent improvisée.
A partir du modèle An IX, les canons sont plus courts de 5,4 cm, soit une longueur de 102,8 cm au lieu de 108,2 pour le fusil de Dragon Mle 1777 et donc un écart d'environ 11 cm par rapport au fusil d'infanterie Mle An IX. Outre une meilleure maniabilité dans le service à cheval, cette différence avait aussi pour avantage de recycler les canons de fusils d'infanterie qui présentait quelques défaut à la bouche lors de la fabrication mais qui, retouchés, pouvaient convenir pour les fusils de Dragons.



Le modèle représenté ci-dessous correspond exactement aux cotes réglementaires. Il présente cinq pans court daté au tonnerre (1810). « Mle AN 9» est marqué sur la queue de la culasse.


Canon à cinq pans courts au tonnerre (L 1,028 m).
Calibre 0,0175 m. 
Longueur totale de l'arme : 1,42 m.

Queue de culasse marquée « Mle AN 9»
datée au tonnerre : 1810.

Platine modèle an IX signée
Manufacture Impériale de Saint-Étienne.

Le chien est "abattu" et la vis de serrage du silex comporte à la fois une encoche et un trou. La batterie est à dos rond et sans retroussis. Le bassinet en laiton, est incliné vers l'avant, conformément à l'usage introduit en 1777 de façon à faciliter le rechargement du fusil dans le tir sur 3 rangs sans être obligé de le tenir à l'horizontale.


Platine à silex modèle an IX (1814) signée 
Manufacture Impériale de Maubeuge

La platine est identique à celle du fusil d'infanterie et mesure 16 cm de long.

Pontet en laiton. 

La pièce d'écusson est en fer et d'un seul tenant. Elle comporte à l'arrière du pontet, deux nervures destinées à faciliter la prise des doigts lors du tir.

Contre-platine en laiton. 

La contre-platine, en laiton, est fixée et rendue solidaire de la platine à travers le fût par 2 longues vis à tête plate.

Grenadière en acier fixée par un ressort
placé entre les deux bandes
 et s'appuyant sur la bande inférieure. 

Capucine en laiton.

La capucine, en laiton, porte sur le côté la marque 5 et sur le dessous le poinçon P couronné. Elle est fixée par un ressort à épaulement selon les dispositions de 1807 qui stipulaient le remplacement des anciens ressorts à pivot par ce nouveau système. Il en est de même de la grenadière, en fer et à double bande, le ressort se trouvant entre les 2 et prenant appui sur la bande arrière.

Grenadière, fusil de dragon modèle An IX.
Manufacture Impériale de Tulle.

La grenadière comporte, à l'avant et sur le dessous, un prolongement d'environ 1 cm, légèrement en béquet de façon à faciliter le passage de la baguette. Le battant "à rosette", se trouve sous la bande avant. Cette grenadière à double bande était censée assurer une meilleure résistance au frottement lorsque l'arme devait être portée à dos, en particulier dans le service à cheval. Ordinairement en fer, cette pièce peut parfois se rencontrer en laiton.

Embouchoir en laiton avec
fixation par ressort d'acier.

Baguette en acier.

L'embouchoir est en laiton. Il est est maintenu à la monture par un ressort à pivot selon les dispositions de l'An IX qui avait abandonné la fixation à vis de 1777 jugée trop fragile et rendant le démontage moins rapide et malaisé. Il porte sur sa bande arrière un guidon de visée en forme de demi-lune. La baguette, en forme de tête de poire, mesure 101,5 cm de long.

Baïonnette à douille identique
 au modèle de l'infanterie (L: 47,5 cm).

Baïonnette allongée de 37,8 cm à 47,5 cm par rapport au Mle 1777.

Monture en bois, crosse à joue.

La plaque de couche, en fer, possède un retour de 6 cm sur le dessus de la crosse à laquelle elle est fixée par 2 vis à bois à tête ronde.

Plaque de couche, fusil de Dragon modèle An IX.
Manufacture Impériale de Tulle.

Produit à environ 450.000 exemplaires 'l'An IX de Dragon" peut se rencontrer avec des garnitures entièrement en fer, certains exemplaires possèdent une double grenadière en laiton.Ce fusil sera fabriqué jusqu’en 1819.
Outre les Dragons il armera les voltigeurs, les artilleurs puis à la fin de sa carrière la Marine et la Garde Nationale. En 1806, il sera même en dotation chez certains carabiniers et grenadiers à cheval.


Autres exemplaires d'époque provenant de Manufactures différentes :

Platine à silex modèle an IX signée
Manufacture Impériale de Tulle.

Embouchoir en laiton.
Manufacture Impériale de Tulle.



Fusil de Dragon, modèle an IX.
Manufacture Impériale de Maubeuge.

Platine à silex, modèle an IX 
Manufacture Impériale de Maubeuge.




Fusil de Dragon, modèle an IX.
Manufacture Impériale de Versailles.

Platine à silex, modèle an IX. 
Manufacture Impériale de Versailles.


Queue de culasse marquée « Mle an 9» 
Manufacture Impériale de Versailles.



Platine à silex, modèle an IX.
Manufacture 
Impériale de Charleville.

Monture en bois, crosse à joue.
Manufacture Impériale de Charleville.



Fusil Dragon, modèle an IX, 
cachet de réception daté : "1810".
Manufacture Impériale de Liège
.


Sources:

  1. Gazette des armes - N°259 - octobre 1995.
  2. Tradition magazine - N° 124/125 - juillet/août 1997  
  3. http://www.photo.rmn.fr/
  4. http://www.bertrand-malvaux.fr/
  5. http://www.delcampe.net
  6. http://www.musee-infanterie.com/
  7. http://www.littlegun.info/